A.P.C d'Alger Centre

A.P.C d'Alger Centre

# Posté le mardi 14 novembre 2006 02:23

Modifié le mardi 14 novembre 2006 03:58

Du côté de la Haute Casbah

Du côté de la Haute Casbah
On est à l'entrée de la Casbah du côté de Bencheneb. D'emblée, le «M'quam» de Sidi Abderrahmane nous accueille à bras ouverts.
L'entrée principale du lieu où repose le «ouali protecteur» d'Alger est ceinturée de femmes...des mendiantes qui viennent quotidiennement rassembler les dons de la charité ou «la baraka du ouali». Il y a même des hommes et des enfants.
C'est apparemment une coutume ici dans l'antique quartier de la Casbah.
La Casbah n'a pas oublié ses habitudes, elle garde intactes ses traditions,notamment le Haïk (voile traditionnel blanc, propre à la région algéroise).
Il faut dire qu'en avançant dans les ruelles et arcades de la Casbah, c'est toute une partie de la mémoire collective qui revient à chaque moment et à chaque coin visité.
Ce sentiment est là si ce n'est pas les souvenirs d'enfance qui reviennent c'est les images des films des années 70 et 80 qui vous transpercent doucement l'esprit.
Cette Casbah qui a abrité la Révolution et a connu les pires tragédies au courant de la décennie noire revit de plus belle et retrouve, comme chaque année, une ambiance ramadanesques qui lui est propre.
Après Bencheneb, la rue principale devient descendante. Sauf pour ceux qui aiment s'aventurer dans les hauteurs de la vieille cité. Une effervescence particulière règne sur les lieux. Les petits commerces donnent à la ruelle un décor particulier.
Par exemple, durant le mois du RAMADHAN, les vendeurs de Kalb ellouz et de Zlabia se surpassent pour attirer la clientèle. Qui casse les prix et qui, plus rassuré, compte sur la qualité de son Kalb ellouz que «personne ne peut imiter». Il y a dans la Casbah des noms qui reviennent chaque ramadhan «aâmi Rabah», le maître du Kalb ellouz, aâmi Omar le boulanger, le plus redouté par ses concurrents et autres...
Ceci n'a pas empêché des jeunes du quartier d'investir, eux aussi, ce site en installant leurs étals un peu partout. Ils préfèrent cependant des activités moins contraignantes telle la vente de vêtements, des aliments en conserve, de Diouls et Ktaïf pour ne citer que celles-ci.

# Posté le lundi 13 novembre 2006 07:58

Modifié le lundi 13 novembre 2006 08:17

SIDI ABDERRAHMANE Ethaâlibi: le Saint Patron d'Alger

SIDI ABDERRAHMANE Ethaâlibi: le Saint Patron d'Alger
Le «M'quam» (mausolée) de Sidi-Abderahmane Ethaâlibi, le gardien spirituel d'El-Djazaïr Béni- Mezghna,situé l'entrée de la Casbah du côté de la rue Bencheneb.

Sidi Abderrahmane Ibn Mohamed Ibn Makhlouf At-Taâlibi, Saint patron (Ouali protecteur) de la ville d'Alger, est né en 1384 dans la région de Ouled Yasser(W.de Boumerdès) dans une famille d'intellectuels dont l'arbre généalogique remonte jusqu'à l'imam Ali Ibn Abi Taleb.
Il côtoya les plus grands docteurs de son temps comme Abi Zeyd el Waghlissi, Abu Kassam el Mashdalî, Abi Kassem el Boughzalî, Mohamed ibn Khalf el Oubay, durant ses nombreux voyages d'études avant de revenir s'installer en 1414 à Alger, où on lui confia la magistrature suprême de la ville.

Fondateur de l'école Thaâlibiya, où toutes sortes d'enseignements y étaient prodigués (histoire, littérature, soufisme, doctrines, interprétation...), Sidi Abderrahmane est l'auteur notamment de ''Les bons joyaux dans l'interprétation'', ''Les lumières éclairantes dans l'union de la Loi et de la Vérité'', ''Les jardins des Saints'',''Des vérités sur le soufisme'', ''Les nobles sciences dans l'observation des états de l'autre monde''.

Personnalités illustres

C'est dans la qobbâ de la gracieuse mosquée à l'architecture maghrébine que le saint patron d'Alger, Sidi Abderrahmane Etthaâlibi (de son vrai nom Ibn Zeïd Ibn Makhlouf Abderrahmane Etthaâlibi de la tribu des Thaâlba), fut inhumé en 1471. Dans le cimetière jouxtant la qobbâ fut inhumé aussi Sidi Ouali Dada, ce saint venu d'Orient et qui, selon la légende, souleva les navires de Charles Quint grâce à un coup de bâton dans les flots de la mer. Dans ce sanctuaire élevé extra muros de l'ancienne médina vers la fin du XVIIe siècle trônent aussi le tombeau à petite qobbâ de Lala Aïcha (petite-fille de Sidi Abderrahmane), les tombes d'autres personnalités de haut rang de l'époque ottomane tels Khedeur Pacha (1605), Youcef Pacha (1687), Ali Khodja, avant-dernier dey d'Alger (1818), Ahmed Bey de Constantine (1848) ainsi que d'autres figures illustres comme Mohamed Ben Chenab (1969-1929), Abdelhalim Ben Smaya ou l'illustre miniaturiste enlumineur Mohamed Racim (1896-1975). Soulignons que la medersa construite dans un style néomauresque en 1904 par l'administration coloniale jouxte le mausolée qui, initialement, était érigé intra muros de la médina d'Alger. Cet ensemble fut repris de nombreuses fois par les peintres orientalistes sur leurs subjectiles au regard de sa position géographique et du symbole qu'il représentait pour les notables d'Alger, notamment lors des fêtes religieuses.

Entre l'aspect cultuel et celui culturel

Il n'est pas moins évident que le lieu a de tout temps revêtu un aspect sacré, voire mystique. Les hadra organisées annuellement drainaient ce qu'on appelle les abir sabil qui affluaient des régions mitoyennes de la médina d'Alger. Hormis les fêtes religieuses où les gens venaient assister à une litanie de m'dih et qçaïd, on organisait l'espace de trois ou plusieurs jours une cérémonie pendant laquelle les convives faisaient ripaille dans une ambiance grandiose. Une fête qui n'offrait pas moins l'image d'une nature lyrique. Mais quelle serait la finalité de ce lieu auquel les gens continuent à attacher une certaine dévotion éculée ou en porte-à-faux avec les préceptes de l'Islam ? A quelles fins seront utilisées les dépendances une fois restaurées ? Seront-elles le réceptacle d'une dévotion où la plèbe vient quémander l'intercession tout en s'enlisant dans un certain charlatanisme qui ne dit pas son nom et que nous taisons de crainte d'écorcher certaines susceptibilités ? Le lieu sera-t-il le témoignage de saints qui ont marqué de leur empreinte l'histoire méconnue de petites gens ou un espace où seront suspendus des ex-voto ? En clair, le site constituera-t-il un espace cultuel ou un lieu culturel désacralisé ? C'est à cette série d'interrogations, que nous taisons habituellement, que des réflexions sont engagées par-ci par-là dans le dessein de faire de ce patrimoine historique un centre de rayonnement.

# Posté le lundi 13 novembre 2006 02:22

Modifié le mardi 10 juillet 2007 16:08

BAB EJDID

BAB EJDID

# Posté le samedi 11 novembre 2006 10:08

La place des Martyrs ساحة الشهداء بالجزائر العاصمة

La place des Martyrs ساحة الشهداء بالجزائر العاصمة
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# Posté le samedi 11 novembre 2006 10:03