L'Amirauté d'ALGER

L'Amirauté d'ALGER

# Posté le mardi 27 juin 2006 10:49

“Ali la pointe”, une figure emblématique de la bataille d'Alger

“Ali la pointe”, une figure emblématique de la bataille d'Alger
ALI LA POINTE:L'enfant du ZACCAR

Nombreux sont les Algériens qui ne connaissent cet homme que grâce au film mythique de la BATAILLE D'ALGER.
D'ailleurs,ALI AMAR, plus connu sous le surnom de ALI LA POINTE,n'est pas originaire de la Pointe Pescade comme le pensent beaucoup de personnes. Il est natif de la Pointe,un village situé aux environs de MILIANA.
Le CFPA de Miliana qui pourtant porte le nom du Chahid Ali Amar.
En souvenir de Ali Amar, «l'enfant des Annassers, qui deviendra plus tard Ali la Pointe.

Né le 14 mai 1930, il est le dernier-né de sa famille dont le père était déjà dans les rangs du PPA.Il était connu pour son caractère turbulent et rebelle.
Très tôt, il lui a fallu se démener pour survivre dans des conditions difficiles, aggravées par la grande misère qui était le lot quotidien des Algériens.
A treize ans, il connaît déjà les affres de la prison, où, adolescent, il voit les atrocités qu'enduraient beaucoup de ses compatriotes. Libéré, il se rend à Alger où il s'inscrit dans un club de boxe de Bab El-Oued, tout en suivant une formation en maçonnerie.

Deux incidents par la suite vont le rendre encore plus «rebelle» contre le pouvoir colonial et attiser sa soif de vengeance: une gifle assenée par un policier et une correction qu'il a administrée à un ressortissant français, lui valant une condamnation à des travaux forcés à l'âge de 22 ans et une incarcération à la prison de Damiette, dans la wilaya de Médéa.
Il s'en évade le 2 avril 1955 en compagnie d'un camarade de cellule, Morane Guenaoui, et se rend à Blida puis à Alger et rentre dans la clandestinité.

Il ne perd pas de temps. Chaïb Ahmed le prend sous son aile et le met en relation avec Yacef Saâdi,un commandant du FLN.Après une période de tests, des missions de plus en plus périlleuses lui furent confiées.

Le passage à la guillotine dans la cour de la prison d'un militant du FLN, éveille la conscience d'“Ali la pointe”, une figure emblématique de la bataille d'Alger. Jusque-là petit malfrat multirécidiviste, cet homme analphabète va devenir le chef local de la guérilla urbaine sous les ordres du commandant El Hadi Jaafar (Yacef Saadi)

Son courage, sa témérité, sa fidélité, sa conviction de la justesse de la lutte qu'il menait, les actions spectaculaires qu'il accomplissait en plein jour même dans les commissariats de police, lui permirent de terroriser les forces policières et militaires qui employèrent tous les moyens pour l'identifier, le localiser et l'abattre.
C'est ce qui arriva le 8 octobre 1957.Il est repéré au 5 rue des Abderameen,en pleine Casbah. Ali est tué en compagnie de Hassiba Benbouali, du petit Yacef Omar, dit petit Omar, âgé de douze ans,et de 24 autres Algériens, dont 8 enfants, lorsque les parachutistes minèrent la maison où se réfugiaient les martyrs.
Il était dans une cache d'un immeuble de la Casbah. Les parachutistes le sommèrent de sortir. Il refusa. Ils mirent une charge de plastic pour faire sauter la cloison. Elle était faible, compte tenu qu'ils étaient eux-mêmes dans l'immeuble.
Malheureusement, juste derrière, se trouvait l'ultime stock d'explosifs de la zone autonome. La déflagration fit effondrer un immeuble voisin en pisé.

Ce grand héros de la révolution s'était distingué par sa bravoure dans la lutte qu'il a menée aux côtés d'autres nombreux héros dans la bataille d'Alger dans la lutte sans merci contre le pouvoir colonial de l'époque, par des actions spectaculaires au coeur même de la capitale quadrillée par les paras de Massu

# Posté le lundi 26 juin 2006 04:39

Belkacem Babaci

Belkacem Babaci
Une mémoire vivante de l'algérois

BELKACEM BABACI

L'écrivain chercheur en Histoire Belkacem Babaci, est devenu très célèbre par son émission intitulée "Mazghena" puis "Tahouissa fi Tarikh (Ballade à travers l'histoire)", diffusée chaque matin sur les ondes de la radio à modulation de fréquence El Bahdja.
Il intervient également tous les lundi dans l'émission "Ziara Khfifa" animée par Mohamed KERBA. Cet orateur de talent réussit à captiver un nombre innombrables d'auditeurs, aussi bien sur le plan national qu'en dehors de nos frontières.
Pour ceux qui l'ignorent, Ammi Belkacem est un cousin éloigné du défunt Yahia Benmabrouk (l'Apprenti).

Du temps du gouvernorat d'Alger, il fut responsable de la délégation Casbah.

Belkacem Babaci raconte ainsi dans une série d'émissions les pages glorieuses de notre Histoire et cela dans un style extrêmement simple, à la portée du simple auditeur et popularisant ainsi la connaissance de notre passé historique.

"J'ai étudié plus d'un millier d'ouvrages en analysant d'une manière objective leur contenu ", explique cet écrivain chercheur en Histoire.
Belkacem Babaci est un amoureux inconditionnel de la Casbah.
Il lutte par tous les moyens pour la protéger et la sauvegarder. Il constate avec amertume en tirant la sonnete d'alarme.

"Il n'y a pas très longtemps, la Casbah comptait 1200 maisons. Il n'en reste aujourd'hui que la moitié ".

Dans l'édition du 13.10.05,M-Belkacem BABACI répond à la question d'un journaliste: Comment imaginez-vous le futur de La Casbah ?
Je vais peut-être vous suspendre, mais je conçois l'avenir de La Casbah à travers le prisme du passé. Je m'explique : La Casbah, comme vous le savez, est un repère, un témoin encore vivant de notre histoire, de notre passé. La Casbah est un modèle culturel et un reflet indiscutable de notre identité et de notre personnalité.
Elle ne saurait parvenir à une pleine renaissance qu'à travers le résurrection de sa culture, des coutumes et habitudes de ses habitants, à travers leurs gestes les plus simples. Que l'on s'entende bien.
Le problème n'est pas de cultiver une nostalgie du temps jadis. De même qu'il n'est pas question de développer un “particularisme ou une spécificité” algéroise.
Il est plutôt question de restaurer un pan de notre histoire, hélas marginalisée. Mais le passé n'a de sens que s'il contribue à mieux appréhender l'avenir. Nous sommes sur le seuil du IIIe millénaire.
Cette évidence nous incite à orienter nos efforts en vue de parvenir à une modernité réelle. Mais je le répète, cette modernité n'aura de sens que si elle intègre au mieux tout le leg culturel, historique et social de notre pays.
La Casbah en tant que repère de notre passé, pour ce qui concerne notre capitale, peut contribuer à opérer cette jonction entre ce passé, le présent et surtout l'avenir.

Biographie :Né à Alger en 1939, M. BABACI a rejoint les rangs du FLN après avoir interrompu ses études secondaires à l'appel de la grève du FLN. Il a fait partie du groupe
de choc de la Zone Autonome d'Alger jusqu'à la libération de l'Algérie.
Au lendemain de l'indépendance,M. BABACI a occupé des postes de hauts
niveaux, a été membre fondateur de plusieurs associations civiles et sportives
et enregistre plusieurs publications liées notamment à l'histoire de l'Algérie. Il est actuellement chroniqueur sur des chaînes de la radiodiffusion nationale.

# Posté le samedi 24 juin 2006 06:08

Modifié le mercredi 26 décembre 2007 02:00

Hommage à un ami : Hassan BENAOUDA

Hommage à un ami : Hassan BENAOUDA
Hassan BENAOUDA. Il y a douze ans, ce journaliste était assassiné

Monsieur-tout-le monde

Cinq mars 1994, dix ans déjà. Hassan BENAOUDA, journaliste à la télévision nationale, avait été victime d'un attentat par balles dans son quartier de la Basse-Casbah à Alger.
Il succomba à ses blessures le 12 mars 1994.
Par acquit de conscience, et , face au silence de son ex-employeur l'ENTV – à pareille date – de rendre hommage à l'un des siens comme il est d'usage pour d'autres personnes de la corporation des journalistes de la télévision, je viens avec un profond sentiment d'émotion mettre à l'honneur un ami disparu et toujours regretté, Hassan BENAOUDA.

Victime de la barbarie, Hassan figure sur la liste des vies humaines sacrifiées, au même titre que M.Mekati, A.Ouagueni, R.Zenati, S.Yefsah et autres.
Fils de chahid, il laissa une mère, une femme, sa fille Khawla et attendait une seconde fille.
« C'était un grand homme », a-t-on envie d'écrire, mais on reste là, face à la page blanche, plume en l'air. Natif de la Casbah, il résidait au 14,rue Boutin à Alger.

Après ses moments d'études et de révision puis ses journées de travail, il avait hâte de rejoindre son quartier. Il estimait qu'il n'y avait rien de tel pour se remettre les idées d'aplomb que de voir les gens, les voir vivre.
Généralement, il aimait siroter son café en compagnie de ses potes de la Casbah, sous les airs des chansons des grands maîtres du genre musical « chaâbi », tels que Cheikh M'hamed El-Anka, Boudjemaâ El-Ankiss et Amar Ezzahi.

Malgré les incessants rappels à la prudence par ses proches d'éviter le quartier, mais rien b(y fit. C'était plus fort que lui. La Casbah lui collait à sa peau.
Ce quartier plein de passé humain et symbole historique, il en était jaloux. A chaque évocation de la Casbah, Hassan s'empressait d'afficher au grand jour à son entourage son attachement, son amour à cette merveille architecturale, aux us et coutumes de « D'zayer legdima » (Vieil Alger)
Il faut souligner que c'est dans cette partie de l'Ouest d'Alger qu'il a grandi et beaucoup appris de sa mère, une femme très patiente et pieuse qui à la mort de son fils a fait montre d'une sérénité légendaire. Aujourd'hui, je voudrais lui rappeler un proverbe « La mére d'un assassiné dort, Mais pas la mère d'un assassin . »

Hassan, un charmant pote

Hassan BENAOUDA. Ce nom évoque pour moi un passé si proche, la période des études universitaires, un passé où l'enthousiasme pour les belles choses était comme une fonction nécessaire de l'existence.

Petit homme maigre au visage émacié. La nature l'avait en effet doté d'un physique qui lui permettait de se fondre dans le tout-venant de la population.
Hassan était un homme d'une grande volonté. Il affichait une vivacité plaisante, agréable et une allure fringante : ses amis de l'Institut lui attribuèrent le surnom familier de « moustica »

Après des études secondaires au lycée Okba de Bab-El-Oued, sanctionnées par l'obtention du baccalauréat en 1980, il s'inscrit à l'institut des sciences sociales du caroubier pour préparer une licence de sociologie.

Le diplôme en poche, il réalise son rêve d'entamer la vie active pour aider sa famille, concrétiser ses projets personnels et d'exercer dans la télévision comme journaliste.
Ce n'est pas du journaliste de télévision que je veux parler ici ; c'est donc seulement à l'homme bon et à l'ami sûr que je veux apporter le tribut d'une affection qui a survécu à la triste séparation.

Lorsqu'on fréquentait les salles, amphithéâtre et couloirs de l'université, Hassan BENAOUDA était très connu et apprécié par les amis et copains de la promotion voire la filière. De même que sa présence lors des révisions de cours ou préparation d'exposés et mémoire de fin d'études au niveau de la bibliothèque nationale du bd. Dr Frantz FANON d'Alger, les employés de ladite structure appréciaient beaucoup sa présence, ses analyses et commentaires sportifs de la semaine.
Lui, qui ne portait jamais de cartable à la main, avait par contre une manie de tenir un journal et un paquet de cigarettes. Très frileux en hiver, il aimait se revêtir d'un manteau et s'entourait d'une écharpe.
En été, il s'habillait en tenue sportive, aux couleurs rouge et noir : c'était sa manière d'exprimer son attachement au team de football de Soustara, l'U.S.M.A.

Toute sa vie, Hassan a ignoré la haine et la méchanceté, jamais on ne l'a entendu manifester pour autrui d'autre sentiment que de la gentillesse ou de la bienveillance : aussi était-il sympathique avec les gens, plaisantin ou taquin avec ses potes et respectueux des valeurs humaines.
Homme pieux, sincèrement attaché à la religion et à ses pratiques, il ne ratait aucun appel à la prière du Muezzin. Il vivait sa foi religieuse de façon intense.

Hassan BENAOUDA s'est affiché au petit écran dans une conjoncture où nombreux avaient cessé l'activité du journalisme, fui le pays ou préféré offrir leurs services à des chaînes étrangères. Homme courage. Rien ne l'avait effrayé. Il fut un journaliste de télévision passionné, éminemment consciencieux, c'est ce qui le fit grand.

Si Hassan demeure toujours présent dans mon esprit, c'est parce qu'il subsiste toujours une complicité d'il y a 24 ans aujourd'hui. De longues années semblaient encore lui être promises mais le destin en a décidé autrement.
Sa tragique disparition est une des épreuves que nous devons subir avec résignation.
Tel un météore, Hassan BENAOUDA s'en est allé, laissant derrière lui une mère, une veuve éplorée, deux orphelines et de nombreux amis et confrères attristés. Repose en paix au cimetière d'El-Kettar, ta dernière demeure. Que la terre de nos ancêtres te soit légère !

Ton ami D.H (quotidien d'Oran)

# Posté le samedi 24 juin 2006 03:41

Modifié le samedi 24 juin 2006 03:56

Un acteur et comédien de TALENT

Un acteur et comédien de TALENT
L'acteur et comédien AlgérienROUICHED(pseud. de AYAD, Ahmed). (1921-1998)

Né en 1921 à la Casbah (Alger). Exerce plusieurs métiers avant de jouer
pour la première fois dans une pièce de Mahboub Stambouli. Rejoint
successivement les troupes de Amar Louaci (1946), de Mustapha Kateb (1947)
et de Mahieddine Bachetarzi (1949). Rompt avec M.Bachetarzi et intègre la
troupe d'Errazi, très proche du MTLD (Mouvement pour le Triomphe des
Libertés Démocratiques). Présente avec Sid Ali Houat (Fernandel) et Touri des
sketches à la radio. Arrêté et condamné à trois ans de prison. Libéré en 1960,
reprend son activité théâtrale.
Intègre le TNA après l'indépendance. Ecrit quatre pièces : El Ghoula
(L'ogresse, 1964) ; Hassan Terro (1963) ; El Bouaboune (Les concierges,
1970) ; Ah Ya Hassan (1978).
Joue pour la télévision et le cinéma. C'est le comédien le plus populaire
d'Algérie. Considéré comme le continuateur de Rachid Ksentini.

# Posté le dimanche 18 juin 2006 10:56

Modifié le mardi 10 juillet 2007 07:51